Abeilles : leur disparition tuerait 1,4 million d'humains

par Administrateur le 21 juil. 2015 à 17h29
Le déclin des pollinisateurs comme les abeilles serait catastrophique sur la production des aliments pour l’homme. L’étude médicale publiée dans le Lancet a quantifié les conséquences de la diminution en quantité et en qualité des aliments dépendants de la pollinisation des insectes sur la santé des Hommes.
 abeille butinant des fleurs d'hortensia
 

Les pollinisateurs sont nécessaires à la production agricole

En effet, les pollinisateurs contribuent dans l’agriculture à la production d’environ 35% des fruits, légumes et graines. Evidemment les abeilles, bourdons et autres insectes ne sont pas les seuls à participer à la pollinisation. Le vent et l’eau sont aussi des acteurs importants dans ce processus naturel indispensable à la fertilisation. Les oiseaux et certains rongeurs interviennent également mais dans une moindre mesure. Ainsi selon l’étude la disparition totale des pollinisateurs pourrait réduire les approvisionnements mondiaux en fruits de 22,9 %, en légumes de 16,3 %, et de 22,9 % en noix et graines, mais avec des disparités selon les pays,
 
 abeille butinant des fleurs photo macro

 

 

Les pollinisateurs sont nécessaires à la production de vitamines notamment vitamine A

Ils participent à près de 40% également à l’apport de nutriments indispensables à l’homme comme la vitamine A. La carence de cette vitamine entraîne des malformations du système nerveux et développe des maladies au niveau des yeux et peut entraîner une incidence accrue des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de certains cancers.
 
abeille butinant des fleurs de trèfle 

La disparition des pollinisateurs entraînerait des morts prématurés chez l’homme 

La diminution des produits issus de l’agriculteur du fait de la disparition des pollinisateurs entraînerait obligatoirement des changements alimentaires chez l’homme qui pourraient faire augmenter chaque année le nombre de décès de 1.4 million. Ces morts seraient principalement causés par des maladies transmissibles et liées à la malnutrition
Les chercheurs estiment ainsi que 71 millions de personnes dans les pays à faible revenu pourraient se retrouver carencées en vitamine A, et 2,2 milliards, qui ont déjà une consommation insuffisante, verraient leurs apports se réduire encore. Concernant les folates (comme la vitamine B9) ce sont 173 millions de personnes qui deviendraient carencées et 1,23 milliard de gens qui verraient leur consommation déficiente se détériorer encore.
 plage d'envol d'une ruche
 

L’activité de l’homme provoque son autodestruction

L’étude apporte des conclusions plutôt alarmantes dont bien peu de gens ont réellement conscience. L’activité de l’homme modifie et pollue la plupart des systèmes naturels de la Terre.  Ces changements entraînent l’extinction d’espèces animales et végétales à une vitesse inquiétante et réduit la biodiversité de notre environnement. On peut même se demander si ces changements n'auraient pas un impact sur le développement ou la réapparition de virus dangereux pour l'homme. La communauté mondiale de la santé reconnaît que les conséquences de ces transformations sur la santé humaine sont et seront considérables dans les années à venir.  Alors faut-il attendre une crise sanitaire sans précédent pour agir ?
 
 
Miellement vôtre
L'équipe de Mon Petit Pot de Miel 
 
 
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